All About Mimi |cs240

 

 

 

 

 

 

 

 

Outro disco entusiasmante é “All About Mimi”, e isso devido ao especial entrosamento entre Ernesto Rodrigues, Ricardo Guerreiro e Christian Wolfarth: poucas vezes, neste domínio da música improvisada, se obtém um tal nível de unicidade. Os sons mesclam-se uns nos outros, como se fossem produzidos pelo mesmo músico e não por três, mas fica evidente que os elementos aglutinadores são fornecidos pelo computador de Guerreiro. Está, aliás, aqui o melhor que o português tem colocado em CD, cabendo-lhe ainda uma boa parte do agrado causado por “Alba”. Neste trabalho com as presenças, também, de Louis Laurain e Guilherme Rodrigues ouvimos o que poucas vezes sucede nos domínios da informática musical: um “laptop” gestualista. Lá está esse precioso elemento de ambiguidade – o gesto sonoro “imagina” um gesto corporal, mas este é teatralizado. Na realidade, o “laptoper” fica imóvel diante do ecrã. Rui Eduardo Paes (Jazz.pt)

Si le tandem que forment Ernesto Rodrigues (alto, par ailleurs aux commandes du label) et Ricardo Guerreiro (ordinateur) apparaît dans nombre de disques Creative Sources, intégré à de vastes ensembles ou dans des formations moyennes, il est moins fréquent de pouvoir l'écouter en trio, recevant un invité choisi (comme cela se pratiquait, mutatis mutandis, dans les jazz clubs mettant leur « section » locale à disposition du « soliste » voyageur). Dans cette configuration, les superbes Late Summer et Shimosaki de septembre 2012 avec Radu Malfatti avaient de quoi allécher...

En octobre, la même année, Christian Wolfarth (aux seules cymbales) fit lui aussi le voyage de Lisbonne et c'est en studio qu'il s'attela au travail collectif de filage du son : cordes et métaux, frottés arco – du râpeux au fluide soyeux – se couchent et s'imposent, en paysages obstinés (à la manière de ceux dont Nicolas Bouvier a pu dire qu'ils « convainquent absolument à force de répéter la même chose »). A leur surface, Rodrigues ou Guerreiro s'enhardissent à venir déposer de rares accrocs, quelques étincelles, jusqu'à remettre brièvement en cause l'esthétique du strict continuum qui sied tant à Wolfarth. Peut-être cette poétique de basse tension, si l'on ose dire (alors que le chant gagne une belle ampleur au fil de la progression des six pièces), ne recèle-t-elle guère de surprises mais j'y trouve pour ma part une dimension narcotique, qui rend assurément sensible le moindre rehaut ainsi fait relief, articulation ou même clôture... Guillaume Tarche (Le Son du Grisli)

Un album très calme où frottements, crissements, souffles et sifflements se déploient avec lenteur et forment un paysage crépusculaire et pluvieux. Ernesto RODRIGUES joue de l'alto, tandis que Ricardo GUERREIRO est à l'ordinateur et Christian WOLFARTH aux cymbales. Ce dernier apporte tout au long du disque une sorte de cadence à la périodicité incertaine, comme des vagues successives résonnant dans le vide. Un travail tout en finesse, parfois de toute beauté comme dans la troisième pièce où les sonorités gagnent petit à petit en intensité, créant des tensions, des frictions que les musiciens maintiennent dans un équilibre proche de la perfection pour les faire ensuite délicatement disparaître. D'un autre côté, si l'on considère la création dans son ensemble les musiciens ne paraissent pas prendre de risques significatifs.., comme s'ils évoluaient sur un sentier plus ou moins tracé hors duquel ils ne se permettent pas d'effectuer de véritables écarts. Yann Leblanc (Révue & Corrigée)

All about Mimi [cs240] features another unusual lineup of instruments, with Rodrigues and Guerreiro once again on viola and computer, respectively, and Christian Wolfarth on cymbals. The cymbals often take the foreground role, appearing as a metallic shimmer over the serenely restrained underscore of unvoiced strings and understated electronics. Rodrigues’ viola here shows the timbral possibilities of a string instrument: Rough-edged white noise from heavily-pressured bowing, the pulse of unpitched circular bowing over muted strings, the percussive properties of the instrument tapped with bow or hand. The occasional assertion of a gong-like strike on the cymbals brings with it a dynamic contrast and a sense of discreet drama. Daniel Barbieri (Percorsi Musicali)

All about Mimi est une longue improvisation enregistrée à la même époque et divisée en quatre pistes que l'on ne distingue pas les unes des autres. On retrouve ici Ernesto Rodrigues à l'alto, Ricardo Guerreiro à l'ordinateur et Christian Wolfarth aux cymbales. Une cymbale est frottée à l'archet, accompagnée d'une note fragile à l'ato, et d'une ou de plusieurs sinusoïdes. Puis, un silence. Et ainsi de suite en gros. Le trio propose sur cette session d'improvisation une musique très épurée, minimaliste et plutôt extrême. Il ne s'agit ni de silence, ni de bruit, mais de quelque chose entre les deux : comme une harmonie silencieuse ou un subtil bruit harmonique. Il ne s'agit pas non plus de dialogue entre les instrumentistes, mais il s'agit de se fondre aussi bien dans le son que dans le silence jusqu'à ce qu'on ne reconnaisse plus les rôles de chacun. On distingue bien les sonorités, mais tout le monde joue sur le même plan. Il s'agit ici d'une musique plane, rugueuse en même temps, et surtout aussi espacée que faible. Une improvisation toute en finesse, en délicatesse, en écoute intime du lieu et de chacun, en harmonie avec l'espace, le bruit et le silence. Julien Héraud (ImprovSphere)

Even more abstract and "astringent" than "Early Reflections" the collaborative release with alto-saxophonist Bertran Gauguet, this release of the consolidated musical partnership between Ernesto Rodrigues (viola) and Ricardo Guerreiro (computer) with the guest appearance of Swiss percussionist Christian Wolfarth on cymbals is even more abstract and overlapped to reductionist aesthaetics. I could guess the title "All About Mimi" could be a reference to same-named multi-modal interactive musical improvisation system, whose linear diagrams seem to get reprised by cover artwork. Its slightly crooked green lines could be the sonic representation of the skewed declension of minimalism that this trio play where you could have the impression that each instrumental emission sometimes claws, sometimes furrows, sometimes violently cannons the surface of the seemingly silent computer-generated barrier that amalgamates the other two (sometimes unrecognizable) elements and their mimicry as if they are trying to escape from their atonal prison cells by means of painstaking grinding of the wall. Vito Camarretta (Chain DLK)

Num dos bairros históricos da cidade de Lisboa, onde foi gravado este disco, há uma prostituta de uma certa idade chamada Mimi. Não sabemos se o título evoca esta senhora ou se se refere à homónima cantora dos Hugo Largo, Mimi Goese. Talvez evoque uma outra Mimi, menos sumptuosa, mais delicada e subtil, tendo em conta a quietude da música. Com Ernesto Rodrigues viola, Ricardo Guerreiro na electrónica (laptop) e o suíço Christian Wolfarth na percussão, ao longo destas quatro faixas ouvimos alguma da música mais contida e concentrada de todos estes volumes – a quietude da metade inicial deste disco só terá rival no álbum gravado em trio com Radu Malfatti, Late Summer. Em destaque neste disco está o laptop de Ricardo Guerreiro, que tem um papel determinante na direcção da música do trio, particularmente na segunda metade do disco, roubando o protagonismo ao silêncio. Nuno Catarino (Bodyspace)