Dracaena Draco |cs294

 

 

 

 

 

 

 

 

Uma das fórmulas a que Ernesto Rodrigues deu mais atenção nos últimos tempos foi a do agrupamento de grande número. A sua VGO (ou Variable Geometry Orchestra) tem estado parada, devido às dificuldades logísticas envolvidas, ou seja, ao problema que é acertar as disponibilidades de tantos músicos, mas no seu lugar surgiu o IKB Ensemble. A premissa é interessante: como é que uma formação deste tamanho pode realizar o princípio de que “menos é mais”, reduzindo cada intervenção ao mínimo? Os resultados estão em três discos saídos quase de seguida, “Anthropometrie sans Titre”, “Rhinocerus” e “Dracaena Draco”. Rui Eduardo Paes (Jazz.pt)

Creative Sources ne se tarissent point.

IKB Dracaena Draco Creative Sources CSCD 294
Pochette cartonnée bleue foncé couleur déposée Yves Klein Blue. Double cédé contenant chacun un enregistrement live de l’orchestre l IKB réuni à l’initiative d’Ernesto Rodrigues, ici à la harpe le 13 octobre 2012 et au violoncelle le 9 novembre 2014 à Lisbonne.
Deux morceaux : 2012 pour le CD 1 et 2014 pour le CD 2. Minutage non indiqué, mais, avec cette musique, le temps est suspendu.
J’énumère : Ernesto, harpe, Guilherme Rodrigues, cello , Miguel Mirra, double bass, Bruno Parinnha, clarinet & alto clarinet, Nuno Torres, sax alto, Rogério Silva, trumpet, Eduardo Chagas, trombone, Abdul Moi-Même, electric guitar, Armando Pereira, accordion, Carlos Santos, computer, Ricardo Guerreiro, computer, Paulo Raposo, radio, João Silva, feng gong & tibetan bells, Nuno Morão, percussion, José Oliveira, percussion, Monsieur Trinité, percussion, Christian Wolfarth, cymbales pour le 13/10 et Ernesto, cello, Marian Yanchyk violin, José Oliveira, acoustic guitar, Maria Radich, voice, Paulo Curado, flute, Yaw Tembe, trumpet, Gil Gonçalves, tuba flugabone, Rodrigo Pinheiro, organ, complètent le groupe où se retrouvent G Rodrigues, M Mirra, B Parinnha, N Torres, E Chagas, A Moi-Même, A Pereira, C Santos, J Silva et N Morão du concert précédent.
De prime abord, je trouve cela épatant, enthousiasmant que 17 ou 18 musiciens improvisateurs se rassemblent pour un concert où la musique jouée est éminemment collective. Ils le font par plaisir, par idéal, par amitié, parce qu’ils aiment partager des instants d’écoute et d’attention pour créer un univers sonore toujours en mouvement.

2012 a une dimension plus électronique et sans doute 2014 est plus acoustique. Une caractéristique fondamentale est qu’il n’y a pas de soliste, chacun est libre d’intervenir à sa guise dans une dynamique partagée de sons en suspensions, d’effleurements, de souffles, grattements, frottements, petits chocs, d’interventions dosées, d’extrêmes de l’instrument, bruits blancs, … L’atmosphère est feutrée, le paysage sonore est transparent ou légèrement voilé. L’auditeur semble faire partie de l’orchestre dont chaque membre intervient à bon escient participant à la dynamique globale à tour de rôle de manière aléatoire. Les sons se complètent selon leurs qualités intrinsèques et souvent sans qu’on devine tout-à-fait ou presque pas qui joue et de quel instrument. Il n’y a pas de discours instrumental individualisé à part un ou deux égrènements de notes de la harpe. On reconnaît ici un souffle de trombone ou un froissement de cymbales. Ils peuvent être trois, quatre, sept ou dix à jouer ensemble, ce la devient difficile à déceler. Une véritable mise en commun des sons. Cette dimension collective, ce glissement perpétuel, tel un nuage qui évolue et transforme insensiblement dans le ciel, révèle une véritable fascination. Moi, je suis preneur ! J’avais déjà chroniqué ce groupe par le passé pour leur premier cédé et je réitère mon enthousiasme. CS dont Ernesto et Carlos sont les têtes pensantes, est plus qu’un label, il y a autour d’eux une véritable communauté agissante et lucide. Une très belle initiative en matière d’improvisation contemporaine. Jean-Michel van Schouwburg (orynx)

I finally managed to listen to the missing item of a sort of trilogy/tetralogy that IKB Ensemble, a copious ensemble of improvisers grouped by Ernesto Rodrigues, performed between 2012 and 2014. This one, named after the so-called dragon-tree (many of you maybe saw them in the Canary Islands), includes two sessions held in the same place - St.George's Church in Lisbon, the only Anglican one in the Portuguese capital city - in two different moments. Each CD includes the recording of those improv sessions - the first occurring on 13th October 2012, the second on 9th November 2014 -, performed by slightly different musicians. As for the releases I already introduced signed by IKB ("Monochrome Bleu Sans Titre" and "Rhinoceros"), it's better to highlight the fact that the number of involved musicians could be a somehow misleading piece of information, as their sound is other than a bulky instrumental condensate. The line-up somehow affects the sound of each session, as you'll notice the one recorded in 2014 tend to be more electroacoustic (featuring in details and in no particular order: Maria Radich's voice, Armando Pereira on accordion, Paulo Curado on flute, Eduardo Chagas on trombone, Yaw Tembe on trumpet, Nuno Torres on alto saxophone, Guilherme Rodrigues on cello, Bruno Parrinha on alto clarinet, Rodrigo Pinheiro on organ, Ernesto Rodrigues on viola, Miguel Mira on double bass, Jose Oliveira on acoustic guitar, Nuno Morao on percussions, Gil Goncalves on tuba and flugabone, Carlos Santos manoeuvring a computer, Abdul Moimeme on electric guitar, Marian Yanchyk on violin and Joao Silva on a Feng Gong and Tibetan bells), while the blend of piercing pure radio frequencies and the dizzying dissonances of the session recorded in 2012 has a more "electronic" approach (there were more or less the same musicians involved in that session, but there were also Paulo Raposo on radio-driven electronics, Christian Wolfarth on cymbals, a wider set of percussions and percussionists, Ricardo Guerreiro siding Carlos Santos on computers and Ernesto Rodrigues performed on harp instead of viola). There could be some analogy with the mentioned tree: both the session seems to proceed very slowly (just like the growth of a Dracaena Draco or only drago -!-), the instrumental elements appears to group in a seemingly nervous tangle (close to the intricate web of lower branches of that tree) and the general atmosphere of the sessions evokes something in between mysterious and sinister (many alchemists and magicians looked for that tree, whose red sticky resin was so red and dense that was apparently referred as "the blood of a dragon"!). Vito Camarretta (Chain DLK)