Cyclic Symmetry cs374

 

 

 

 

 

 

 

 

Ernesto Rodrigues, violon alto et Guilherme Rodrigues, violoncelle se retrouvent avec leur camarade (et graphiste maison Chez CS) , Carlos Santos, qui ici propose ses field recordings enregistrés à Lisbonne, S. Miguel Island, Açores et Bergen en Norvège. Le titre, à lui seul est tout un programme : Cyclic Symmetry. Une note des artistes : we advise the listener to ear the piece in a continuous loop. En français : nous conseillons à l’auditeur d’écouter la pièce dans une boucle continuelle. Un seul morceau de plus de 73 minutes joué sans interruption, si ce n’est des silences parsemant son exécution. Les deux cordistes jouent de longues notes soutenues sans solution de fin (drones) jusqu’à un silence blanc et émergent à nouveau en changeant la texture et en modifiant insensiblement l’attaque et la hauteur et créant un sentiment de glissando infinitésimal en agrégeant parfois un son plus aigu. La séquence silencieuse de quelques dizaines de secondes ressurgit après un léger fade out. La pochette est illustrée d’un paysage coloré et minimaliste avec une ligne d’horizon plane et droite, un ciel bleu, un soleil brun et une lune blafarde que traverse en parallèle un tracé rectiligne de deux tirets au milieu exact du dessin. Autour de cet axe horizontal central, s’articulent des ellipses inachevées et de mesures variées. On sait que la mesure entre les deux foyers et tous les points du tracé d’une ellipse est équidistante. C’est ce feeling d’infini qui transparaît dans tout l’album avec de menus changements de dynamique et de timbre. De subtils gargouillis aquatiques quasi irréels des enregistrements de terrain interviennent par petites touches çà et là. Les Rodrigues ont investi l’improvisation radicale / expérimentale en essayant des idées et des concepts en constante évolution avec une réelle consistance et un supplément d’âme. Au lieu de chercher à caractériser leur démarche multiforme, je préfère écouter leurs différents enregistrements (souvent différents les uns des autres) avec attention en admirant les détails de leur exécution/ improvisation. Jean-Michel van Schouwburg (Orynx)

Finally, the newest of these releases is Cyclic Symmetry, a single long (more than 70 minutes) track recorded in Lisbon this past January. Cyclic Symmetry likewise features Rodrigues & Rodrigues (here noted as using curved "Bach.bogen" bows), this time with frequent collaborator Carlos Santos. (He does all the graphic design & much of the mixing for Creative Sources, for instance, including appearing on various earlier albums.) Santos is credited only with field recordings, but the album seems to have been his conception, and may have involved a fair amount of post-production. (Cyclic Symmetry is also an album with no "outside guest," a relative rarity of late on Creative Sources.) The string duo sounds, which would fit neatly enough on a Scelsi album, come in waves, perhaps literally epicycles, as depicted by the graphics. There seems to be quite a bit of precision to how the sounds enter & exit across the long temporal canvas, although to what degree it's actually mathematical is unclear. Similar concerns to those of Chant seem reflected once more, but here with pre-recorded examples of crickets & running water, etc. There are also extended periods of silence (although when the strings play, they are generally audible). In other words, abstraction is set against environmental sounds according to a complicated temporal involution. The ultra-brief notes suggest simply leaving Cyclic Symmetry on loop, meaning (I guess) that it's conceived to be background music. Personally, although it's so similar in conception to the results of some of my actual listening (which includes sounds "from the environment" whether I want them or not), I didn't find having the environment packaged in this way to be particularly compelling: It's an interesting idea, but didn't really work for me in practice. (This discussion also reminds me to revisit Ohio as background listening, as I had intended.) As I remarked to my partner, we have our own crickets. Still, Cyclic Symmetry does mark an overlapping exploration of everyday listening. 26 October 2016. Todd McComb's Jazz Thoughts